Gouvernance universitaire: L’ISMP sous le scanner de la mission conjointe MINESUP-MINFOPRA

L’Institut Supérieur de Management Public (ISMP) a entamé ce jour une phase cruciale de son évaluation institutionnelle. La salle des actes de l’établissement, bondée pour l’occasion, a servi de cadre à la réunion de lancement de la mission conjointe conduite par le Ministère de l’Enseignement Supérieur (MINESUP) et le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative (MINFOPRA). Un exercice de haute portée pédagogique et administrative visant à aligner l’ISMP sur les standards de gouvernance universitaire en vigueur au Cameroun.
C’était en effet dans une atmosphère empreinte de sérénité et de rigueur que les travaux ont été ouverts, sous la coprésidence de Patrick Edgard ABANE, Inspecteur Général des Services du MINESUP et du Directeur Général Adjoint de l’ISMP, Jean-Marcel OKENG. Face à un personnel mobilisé en masse, les enjeux ont été clairement définis : passer au crible le cadre d’enseignement de cet établissement d’élite pour en garantir la conformité de son positionnement institutionnel, commercial et académique avec les directives étatiques, façonnées et défendues de longue date par le Ministère en charge du secteur, celui de l’Enseignement supérieur.


𝐔𝐧 𝐚𝐮𝐝𝐢𝐭 𝐚̀ 𝟑𝟔𝟎 𝐝𝐞𝐠𝐫𝐞́𝐬

La mission d’évaluation s’articule autour de cinq piliers fondamentaux de la gouvernance universitaire, prescrits par le cadre réglementaire national :
1. La diplomation : vérification de la conformité des parcours académiques et de la validité des titres délivrés, afin de garantir leur reconnaissance nationale et internationale.
2. La gouvernance administrative et managériale : examen des mécanismes de gestion interne, de l’orthodoxie budgétaire et de l’efficience des structures de décision, outils de pilotage internes)
3. La gouvernance financière et infrastructurelle (situation des dettes académiques, fiscales, sociales et commerciales)
4. La gouvernance numérique et sociale : évaluation de l’intégration des outils technologiques dans les processus d’apprentissage et de gestion (e-learning, digitalisation des archives).
5. La gouvernance sociale : analyse du climat social, du dialogue entre l’administration et le personnel, ainsi que du bien-être au sein de la communauté éducative.


𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐢𝐧𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐞

La présence conjointe des deux ministères de tutelle (académique pour le MINESUP et technique pour le MINFOPRA) souligne la volonté de l’État de faire de l’ISMP une vitrine de l’excellence publique, option largement défendue par Germaine KAMDEM, en charge du profilage académique de l’ensemble de la Maison ; laquelle a tenu une réunion extensive avec l’équipe de mission sur une durée de quasi deux heures dans la même salle de réunion . Pour l’Inspecteur Général des Services du MINESUP, cette mission n’est pas un simple contrôle, mais un accompagnement stratégique. « Il s’agit de s’assurer que l’ISMP, qui forme les décideurs de demain, repose lui-même sur un socle de gouvernance inattaquable, qui situe la capacité du MINESUP à pouvoir répondre à la fois des processus qui y sont pratiqués mais aussi, bien sûr, de la qualité des diplômes que les auditeurs y reçoivent », a-t-on souligné lors des échanges.

Le Directeur Général Adjoint de l’ISMP a, pour sa part, salué cette initiative qui permet à l’institution de s’auto-évaluer et de corriger d’éventuels écarts par rapport aux directives de la gouvernance universitaire moderne, réaffirmant la volonté et la pleine disponibilité de la Maison au sein de laquelle il prend en charge les questions académiques globales, à rester alignée sur les missions que lui a confié l’Etat et les conseils d’administration qui le président.